Le Blog

Le storytelling,
(al)chimie des mots

Il hésitait. D’un côté, un véhicule robuste, confortable, aux finitions soignées et parfaitement dans son budget. De l’autre, les mêmes arguments, et un curieux sentiment de confiance. L’assurance que cette voiture traverserait vents et marées sans encombre pour emmener toute la famille en vacances. La scène était là, sous ses yeux : les paquets de biscuits qui traînent, les dessins sur les vitres embuées, les “quand est-ce qu’on arrive ?”. On ne sait pour ce qui est de la raison, mais l’affect avait tranché. Il prit la route du retour, ses enfants guettaient déjà l’arrivée de l’exceptionnel convoi. Exceptionnel… à l’instar de leurs réactions.
Fin 🙃

Frustrant n’est-ce pas ? Allez, découvrez pourquoi ces quelques lignes vous ont plu et leur puissance dans une stratégie de communication.

Monomythe de Campbell : légende ou histoire vraie ?

Impossible de parler de storytelling sans commencer par une question existentielle. Non, pas l’œuf ou la poule, mais plutôt : est-ce réellement possible d’inventer ? Le mythologue américain Joseph Campbell a dédié une carrière de recherche pour répondre à cette question, et voici sa conclusion : il existerait un récit universel et atemporel. Tous les grands mythes, de l’Antiquité à nos jours, seraient des déclinaisons d’un même schéma narratif. Outch, on vient de briser un truc là… Bon, voici le mythe en question :

« Un héros s’aventure à quitter le monde du quotidien pour un territoire aux prodiges surnaturels : il y rencontre des forces fabuleuses et y remporte une victoire décisive. Le héros revient de cette mystérieuse aventure avec la faculté de conférer des pouvoirs à ses proches. »

Ça ne vous rappellerait pas une vague histoire qui se passe dans la galaxie ?

Il était une fois l’hormone

 Si l’on s’enivre autant d’histoires, c’est que chacune produit en nous un cocktail d’hormones

  • La dopamine, l’hormone de la concentration créée par l’action et le suspense
  • L’oxytocine, l’hormone de la bienveillance générée par les situations d’empathie
  • L’endorphine, l’hormone du plaisir et de la motivation qui naît du rire

Certes, ces hormones peuvent être générées par d’autres situations… mais nous avons choisi de les taire. Dans le cadre d’une stratégie de communication, on comprend alors tout l’enjeu d’étudier sa cible afin d’appuyer sur les bons boutons émotionnels et de déclencher l’action ou le sentiment souhaité. 

→ Vous avez quelques minutes ? Visionnez ces 4 spots publicitaires et analysez ce qu’il se passe en vous face à la peur, la tristesse, la colère et la joie. Âmes non sensibles, s’abstenir ! 

À votre tour de raconter ! 

D’après les études du psychologue Jérôme Bruner, les faits sont 20 fois plus susceptibles d’être retenus s’ils sont intégrés dans une histoire. Les marques l’ont bien compris ; on distingue donc deux types de storytelling :

  • Le storytelling appliqué à une marque

Il donne une raison d’exister à la marque, la faisant naître d’un réel besoin. On pense par exemple à la marque de maquillage All Tigers, créée par un papa qui ne trouvait pas de produits cleans et fun en cherchant du maquillage pour son adolescente. Autre exemple, celui de la marque Respire : vous avez forcément vu passer un témoignage de Justine Hutteau, sa fondatrice, qui a découvert un jour une tumeur sous son aisselle et s’est alors mise à questionner le déodorant qu’elle y appliquait quotidiennement depuis des années.  

Le storytelling de marque peut aussi passer par l’incarnation : c’est le fait de donner un visage à une marque, de l’humaniser, comme notre attachante Léontine. Quoi ?! Vous ne connaissez pas Léontine ? 

Je découvre

 

  • Le storytelling appliqué aux produits ou services

Le plus parlant de tous les exemples : le parfum. Vous savez, ces quelques centilitres qui vous rendent plus audacieux, libre, et impertinent… À chaque parfum son propre univers évocateur ; c’est donc bien autour du produit qu’est construit le storytelling. Pour ce qui est des services, on pense forcément aux sites et applications de rencontre qui maîtrisent mieux que personne l’art du love-storytelling. Sur-mesure pour les exigeants, sans engagement pour ceux en quête de légèreté, et même extra-conjugal… Quel créa ne rêve pas de raconter l’amour ?

RECAP, pour faire un bon storytelling : 

1/ bien connaître votre cible pour s’inscrire dans son univers
2/ travailler l’émotionnel pour créer une réelle connexion
3/ faire écho à votre plateforme de marque et tout ce qui fait votre identité
4/ vous faire plaisir créativement, parce que c’est ce qui fait les plus belles histoires
5/ regarder notre webinar dédié au brand content

Je regarde le webinar !

 

Et évidemment, si vous souhaitez en discuter de vive voix, appelez-nous !
(C’est pas un mythe, on est vraiment au bout du fil !)